Étourneau

Le soleil s’est fondu dans le bleu,Éperdu de zénith,Troublante âme errante,Dans le bruissement de nos mots,Quand si fort le cœur cogne,De murmures atones,Que pourchasse l’étourneau.

Roseaux

Le souffle certain,Attise ces deux brasiers,L’amour des roseaux. Peinture de Vallotton Félix (1865–1925)

La cloche 鐘

Entends-tu l’univers t’appeler, dans l’accomplissement de la solitude ? Mille et une choses qui s’exposent et t’indiquent la certitude de l’essence. Je l’entends vibrer au-delà de tout ce qui est rendu visible, et comme ce qui est visible vibre au son de l’invisible, alors, j’entends la cloche qui tinte en chaque chose.

L’amour 愛情

– Maître, faut-il se protéger de l’amour ? – Si tu te protèges de l’amour, c’est que tu le crains, et si tu le crains, crains-le fort ou n’y pense plus !

La fauvette

Certains silences tranchent avec le chant de la fauvette. Plus fidèle que la constance, sur un arbre qu’abritent des connivences, de ma fenêtre, je fais le guet et quand vient le vent souffler à bras levés sur l’espace d’un feuillage en transe, je frémis de voir la fauvette s’envoler.

L’araignée

Minuscule et délicate araignée qui court prestement, loin de la main humaine puis enroule de griserie la toile du temps, suspendue au dessus d’un temple. J’ai ri de te voir et suis partie riche de ta complicité. Combien de fois avons-nous convenu d’une entente cordiale ? Je sais que tu m’as entendue et nous vivons […]

La cigogne

La cigogne déploie l’immensité de son ciel dans l’incongruité de l’obsolescence qui finit toujours son envol au sommet d’un nid, lors qu’élevée dans les hauteurs épandues de son acuité, la voici goûtant au menu dressé, nourritures d’une offrande sacrée. Quand je la vis, perdue dans la lointaine plaine, je m’étendis tout près d’elle, proche de […]