Semences

J’ai semé quelque soleil,
Mais la semence était en moi-même,
J’ai semé un ou deux sourires,
C’était beaucoup de larmes,
J’ai semé mon expir sans relâche,
L’inspir était cosmique ;
Chaque planète devenait un vertige,
Les étoiles, des retrouvailles,
L’univers s’inventait un jeu,
Les ruisseaux clapotaient comme des rires,
J’ai semé alors que l’on semait en moi-même,
J’ouvrais mon corps sans limite,
Il embrassait chaque chose,
Et chaque chose l’embrassait ;
J’ai semé les semences de notre âme,
Ciel et terre tournoyaient ;
Je Te voyais et me mettais à pleurer
Tu disais : Je ne suis pas de ce monde
Et je Te croyais, Oh ! Je Te voyais !

Silence vibratoire

Le monde est un organe vivant, dont les pulsations et la chair éclosent en langage secret. Ce que vous appelez vibration est code et ce qui est code est langue. Celui qui entre dans le décryptage entend et voit, et même touche. Il se déplace allègrement au sein de ce monde éclos, qui représente une sphère totalement Autre. Voilà pourquoi, l’absence du bruit nous révèle, non pas un mutisme, mais plutôt la pureté de la Transmission et du Transmetteur !

Peuple de l’Âme

Correspondances LXV

Mon bien-aimé ami,

Chaque jour est un jour de grâce et chaque jour, nous renaissons. La création est perpétuelle, et pour celui qui s’extrait de la hâte, celui qui ne vit plus d’aucune projection, celui qui abandonne les vêtements du paraître, celui-ci se trouve submergé par l’assise souveraine du Maître intérieur.

Nous le savons, tous deux, que l’Occident souffre d’un complexe de supériorité. Mais, quand cela a-t-il débuté ?

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