Silence vibratoire

Le monde est un organe vivant, dont les pulsations et la chair éclosent en langage secret. Ce que vous appelez vibration est code et ce qui est code est langue. Celui qui entre dans le décryptage entend et voit, et même touche. Il se déplace allègrement au sein de ce monde éclos, qui représente une sphère totalement Autre. Voilà pourquoi, l’absence du bruit nous révèle, non pas un mutisme, mais plutôt la pureté de la Transmission et du Transmetteur !

Graal

Je compris que la poésie était le Graal de notre âme, dépositaire de la Lumière et que celle-ci devenait, à peine, comme effleurée du possible, le traducteur même de cette Lumière. Faut-il mourir pour l’écrire ? La poésie n’est ni composition, ni posture. Elle est l’âme qui parle. Elle chante selon son propre langage. Vivre en elle ne dépend plus de nous, car c’est elle qui gouverne. Le coeur est à la fois son Encre et son Calame. Le Graal, n’est-il pas Celui qui révèle le Miroir dans lequel plonge le Regard ?

Exilés

Nous sommes les exilés
Aspirés par la Beauté,
Le cœur transi de Ciel !

La douleur m’a menée vers un puits sans fond, et de douleur en douleur, l’Amour me submergea. Est-ce folie ? Les uns cherchent la Terre promise, les autres à établir des Temples ou des Empires. Je ne sais. Faut-il un décor, même transitoire, afin que les gens s’y meuvent ?

Quelques mots sur lesquels nous méditons

Quelques mots jetés sur la toile : compatissance, corps, corporéité, forme, coeur, centre de lumière, nature naturelle, nature spirituelle, macrocosme, écriture, lecture, pôle, support, naissance, éclosion, accomplissement, réalisation.

Telle une brèche,
Le Regard attend,
Ni ici, ni comment,
Assis à l’aube,
L’aube de tous les commencements,
Car, où que vous soyez, Il s’est trouvé.
Parfois, nous avons les impatiences du coeur,
Parfois, l’Eternité est le Passage,
Qu’une flèche droite a lancé ;
Nous avons conclu,
Entre les lignes,
Le Pacte d’Alliance,
Promesse du corps allongé,
Promesse de l’âme à Son Créateur !
L’Amour s’est retrouvé.

Secret d’Hiver

© Nos photos

Le chemin étoffé de blanches marges, nimbé de froidure et de rivage, transformant nos haleines, se mêlant aux branches enveloppées de ta douceur extrême, dans le silence piquant nos visages, ciel et terre se mêlant, et mon coeur te suit par petites secousses.

L’as-tu entendu ?

Quelle sorte de feu secret au givre de la nuit, dépose les mots blanchis d’hiver, attendri et figé, l’instant d’une apnée ?