Ô vent du sud 南風

Ô vent du sud !
Sur les cordes d’une Muse,
Tu provoques l’onde de joie,
L’herbe y croît.

Quel est ton message ?
Rire que le ciel reçoit,
Ce jour est une grâce,
Et l’azur y boit !

Ô vent du sud !
L’astre nous regarde,
Cet amour,
Pure enstase.

公案, gōng’àn

Absurdité

荒謬扼殺了一切的價值

Il n’est aucune absurdité. Mais l’absurde conquiert son propre espace. Ne cherche pas l’absurde ailleurs qu’en toi. L’absurdité est réverbératoire d’une phénoménale incohérence.

一隻鳥穿過你的雲

風攪動樹葉

Le rêve agite ses propres feuilles et nous interpelle.

Le vent avait soufflé très fort parce qu’il souhaitait provoquer l’immobilité de l’arbre ; il apprit beaucoup en remarquant son inflexibilité. Toute irréductibilité fait surgir l’impatience de celui qui la méconnaît. La sagesse est profuse, le verbe nous instruit, le livre tourne lentement ses pages. Le rêve devient réalité. Il est comme celui qui marche, attrape les nuages et les noie dans l’infinité.

Lilas

Le lilas me suffit dans le vent ensoleillé.
Si les arbres courtisent les saisons,
Je m’en vais sans sourciller.
– Combien as-tu dans ton panier ?
– Aujourd’hui, je n’ai rien ramassé,
Mais le cœur est bien rassasié.
Il fait bon.
Puisque je sais me contenter de quelques lilas,
Et mourir de vivre doucement.

Il n’est rien qui échappe au vent

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Chacun nous sommes dans la tradition et cherchons ses confluences, l’irrigation depuis le commencement, car chacun nous reconnaissons en l’autre la feuille d’un arbre et quand celle-ci s’envole au gré du souffle, regardez-la comme dans le regard même de notre propre souffle : elle nous apprend. Libre est celui qui respire le vent et voit la feuille tournoyer ! Un jour, la feuille se rappelle à notre propre cœur, ce bouton de rose. Elle nous montre au bout de la branche singularité et unité. Et le vent joue. Il n’est rien qui échappe au vent.

Steppes

Sur les steppes où souffle le vent durant de longues décennies, quand les herbes courtes côtoient le ciel caracolant, l’âme est ivre du regard. Les chevaux frôlent du sol les sabots qui résonnent : l’impétueuse présence ! Les yeux se sont plissés et fusionnent avec l’éternel chant. Entends ! La voix poursuit languissamment le silence ; l’écho d’une danse…