Lilas

Le lilas me suffit dans le vent ensoleillé.
Si les arbres courtisent les saisons,
Je m’en vais sans sourciller.
– Combien as-tu dans ton panier ?
– Aujourd’hui, je n’ai rien ramassé,
Mais le cœur est bien rassasié.
Il fait bon.
Puisque je sais me contenter de quelques lilas,
Et mourir de vivre doucement.

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Cithare 古箏 (Guzheng)

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Saveur,
En ce corps cellulaire,
Jusqu’à la pointe
D’une extrême vision,
Sans s’essouffler,
Au goût des profondeurs,
Ce que tu es
D’invincibilité,
Aux ailes déployées
Quand l’instant
Fait don de l’instant,
Tandis que la cithare,
Résonne plus loin,
Et la fleur rayonne,
Suave magnolia,
Au cœur de l’homme,
Diffuse indolore,
Le soleil,
De son doux trépas.



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Image de Caroline Young

Élévation

La vie est l’amour, l’âme du jour, ivresse de nuit, ardeur du cœur, beauté épanchée sur les moments de la présence et quelle est la peur qui fige les corps, quand l’amour devient au-delà du visible, au-delà du tangible, l’élévation tandis que l’albatros n’est plus condamné à ses ailes pataudes, et quel est son mystère, échappé soudain du prodige langoureux et nul spleen qui n’atteigne un jour le bonheur, car l’amour est fort de sa quintessence, et bientôt l’albatros ne connaît plus ni la peur ni la douleur, blotti dans les bras du vent. Son regard s’est tourné vers le firmament, et l’amour l’a percé et voilà que le rêve est réalité. L’albatros de l’exaltation, sans artifice, sans prétention est l’élévation. Ton intention n’est pas vaine songerie et de ta poitrine blanche, le soleil se répand.

Le fauteuil

Le matin s’élève après un long voyage, irréel, naturel, de ces paysages qui défilent sur le clavier de mon âme, en petites touches qui brisent la trame, celle que l’on voudrait n’avoir jamais été. Mais quand s’élancent ces mots forgés de ta présence, que mon cœur vogue jusqu’au fauteuil, celui de velours rouge, le soleil ose enfin me toucher. Ces oiseaux sur la main de ton âme, je les deviens tous de vouloir te caresser. Légères, leur griffes sont de douceur en mon amitié qui ne s’envole jamais trop loin, guettant avidement le seul de tes furtifs regards. Mais quand viendras-tu qui ne m’as jamais quitté ?