Le soleil s’est allongé

Petite pluie fine en bulles insouciantes,
Le soleil t’a rattrapé et nous avons dansé,
Quand chaque fleur descendue du ciel,
Nous a inondé de simplicité ;
Que nous as-tu donc ramené ?
L’eau qui nous a émerveillé.
Pour chaque seconde délicate,
Pour chaque parole de sincérité,
Nous avons disparu, envolé !
Le tableau s’est effacé.
Et que reste-t-il de l’autre côté ?
– Des fruits mûrs, des baies sauvages,
Du jus à volonté, des grappes de joie,
Des moments rayonnant de légèreté.

Jusqu’où peut-on s’effacer ?
Mais quoi ? Faut-il, là, s’évanouir,
Quand tout a commencé ?
Je sais, le soleil s’est allongé.
As-tu vu la lune se lever ?

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Plaine enchantée

La lumière ne s’éteint jamais au cœur même de l’oubli. Longtemps, très longtemps, je souris à la beauté ineffable, qui en l’harmonie murie, aplanit les rugosités d’un espace, celui qui n’a jamais existé, excepté dans le rêve révélé et improbable d’un homme endormi. Douceur inextinguible des glissements de la pluie sur la vitre étoilée de ton cœur. Ciselée à l’aune d’une plaine enchantée, les nuages écartent les voiles de ton infinité.

Les oies sauvages

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Une flamme qui vacille et la nuit tremble. Des bousculades, le cœur s’enflamme et l’on marche sur les pavés d’une journée bien chargée, quand la pluie s’invite, de lumières clapotantes, sur l’onde du bruissement léger. Tout cela paraît inaudible, et pourtant, les oies sauvages naviguent et de s’envoler, là-bas où tu te tiens si près.

Le chat

Si je n’avais pas le cœur apaisé,
L’herbe envahirait tout le jardin,
Sauvage d’une pluie sur les toits.
Le chat imperméable sous son poil gris,
Rôde dans le grenier désert au milieu des objets,
Tandis que sur les feuilles veinées,
Le vert de ton cœur me rappelle que c’est la fin de l’été.