Miroir 鏡子

Absoluité

L’absoluité fut le lieu du seul possible, le relatif, extinguible de façon continue. Le temps, le prétexte de l’intemporel, le non-lieu d’un mouvement. Le centre invisible, l’aspiration du souffle. Ainsi est la mort. Sans cette inévitable échéance, le possible ne peut naître. L’instant est une mort consciente. En elle est rendu visible l’invisible. En respirant, je connus l’apnée. Entre les deux, l’isthme du silence. Telles furent les éloquentes confidences du scarabée lunaire. Il vécut l’énigme jusqu’au bout et orna le centre du Miroir. Celui-ci reçut les parures subtiles de maître scarabée. Néanmoins, nous savons que le Miroir naquit bien avant le beau coléoptère polyphage. Encore une merveille qui demeurera secrète, excepté pour les amis du Miroir.

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Lectures singulières

Si le temps ne s’était arrêté au bleu de lumière, si le temps n’avait pas fui sur les cotonneuses rivières, s’il n’avait non plus étreint les mains du tremblant mystère, s’il n’avait arraché toutes les ornières, puis défait une à une les frontières, s’il n’avait transcrit les prières, au son lointain du vent ourlé de nos lectures singulières, quand du pain s’étourdissent les frondaisons que découvrent nos âmes peu coutumières, je n’aurais pas changé. Je n’aurais pas changé et je ne t’aurais pas découvert.