Fil d’une trame

Fil d’antan,
Les jours de laine,
Fil à l’azur,
La porte et son pêne,
Précieuse à la gâche !
Ruban de coton,
Blancs moutons,
Mais défile les nœuds,
Le rêve s’élève,
Grâce des Cieux.
Puis, Dame à l’ouvrage,
Combien de feuilles valsent ?
Je tins une page,
Ton livre est un gage.
Comme une flambée,
Sans même retombée,
La tour des âmes,
Le tambour proclame,
Une pomme verte !
Il n’est pas de peine,
L’aube souveraine,
L’été s’effaçant,
L’heure est suprême.
Souviens-toi : je t’aime !

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Nous étions trois, et nous chantions, les soirées longues de nos quinze ans ; puis une année passe et le chant reste ; nous rions et nous continuons : (Petit clin d’œil.)

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Le rossignol

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L’âme ne s’appartient plus des effluves incolores, de l’aspiration du jour insonore, des balbutiements d’un décor et rien qui ne s’efface encore, juste se résorbe lors que deux rencontrent l’aurore, et la nuit fragile fait de la place au jour, dernières étreintes délicates, le rêve songe aux escapades, là-haut, quand le sourire plane et que le rossignol se cache, furtif et constant.