Cible

C’est par où le mot
Circule, que la cible
Devient une flèche.

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La fourmi

Quand il n’est plus aucune issue, j’entends le roseau souffler sur l’eau. Il danse sur des plissements infinis de vie, et si la tristesse s’attarde sur les côteaux, il suffit de s’y arrêter et la douceur nous prend dans ses bras. Parfois, l’on entend rugir le lion et parfois, l’on écoute la sauterelle. Tant de différence dans la forme, dans le poids, dans les couleurs, et malgré tout, au loin, j’entends le chuchotement de la fourmi. Une seule fourmi, et le ciel se remplit.

La cigogne

La cigogne déploie l’immensité de son ciel dans l’incongruité de l’obsolescence qui finit toujours son envol au sommet d’un nid, lors qu’élevée dans les hauteurs épandues de son acuité, la voici goûtant au menu dressé, nourritures d’une offrande sacrée. Quand je la vis, perdue dans la lointaine plaine, je m’étendis tout près d’elle, proche de sa gorge lactée et elle n’en fut nullement effarouchée.