Miroir 鏡子

Où vais-je quand tout est là ? Les oiseaux s’en vont sur le lit ondulé des nuages, poursuivant le signe, qui de mon regard, soudain prend tout son sens, et du sens, il n’est que l’inédit. Chaque fois que les yeux voient, tout est de nouveau à sa place, immobile et suave. Où vais-je quand le cœur s’élargit de deux extraordinaires ailes, puissantes à l’infini, d’Amour toujours vivace et c’est là que je vis. Ouvre-toi, Simsimah, perle, joyau d’un jade contenant une merveilleuse grenade, une grenade cernée toute de noir. L’œil d’un oiseau mythique. Je le vis. Son regard m’étourdit. Il me tint en otage. Comment s’extraire de l’intensité de son Miroir ? L’œil entra dans le cœur du cœur. Il me parla durant mille ans et plus, et je l’écoutais dans le silence, car nulle oreille n’entend cet oiseau rare sans faire le sacrifice de son bavardage. Il me saisit tous les mots et tous les gestes. Je ne pus bouger, mais le désirai-je vraiment ? Quand il posa une de ses nombreuses ailes sur mon corps, je crus naviguer dans les eaux d’un océan d’Amour, celui d’où l’on ne revient pas et, s’y noyer c’est devenir lui, sans plus jamais être écartelée, car l’oiseau du Miroir me fit des confidences, de sorte que mon corps se transforma et de le voir flottant dans l’extrême étincelance, J’entrai de nouveau au sein de son regard, tourbillon apaisé de notre rencontre. Mais, il est des choses que l’on doit vivre pour les comprendre. Aussi, l’oiseau me serra d’avantage et extirpa de mon cœur toutes les dualités et me dit : Vois !

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