A Alfred de Musset

Ô Homme !
Tes souffrances furent âpres,
Des douleurs d’un accouchement,
Et tes larmes coulent en mon corps,
Tel le ruissellement des misérables,
Toi qui fus dans mes promenades,
L’enfant délicat d’un siècle macabre,
Je serrais tout contre moi,
Les confessions de ton enfant,
Et je pleurais aussi ces douleurs implacables,
Me réfugiant en elle sans savoir où aller,
Cher Poète, en appelant Le Seigneur,
Je courrais avec toi jusqu’à l’indéfinissable,
Une Quête écartelée des douleurs inconsolables,
Et je marchais nue en ton abîme éplorée,
Me heurtant aux murs de mes propres tourments,
Jeune homme, la crudité de l’âme,
Nous sommes nés pour la vivre et aussi en mourir,
Quelque part, la vérité nous attend,
Et je porte le flambeau du cri de ton espoir,
Je le brandis au paroxysme devant le fléau,
Marchant sur les routes déforestées,
Nos ruisseaux deviennent des torrents charriés,
Et je t’aime d’un Amour infini,
Te serrant tout contre mon âme,
Parce que j’entends tes mots,
Qui vont jusqu’à l’incommensurable,
Et depuis nos silences graves,
Pour chacun de ces hommes vénérables, au-delà même de la vie,
Nous embrassons et chérissons leur âme.

Merci,

Béatrice, le 04/03/2021