Parabole

Quand tu parviens à l’arbre,
Tous les oiseaux piaillent,
Retiens donc le souffle !

Et souris ! Ils ne font que passer, tels les oiseaux migrateurs.

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Nécessité du repli et pratique de la Loi, 心靈的美妙定律

Le repli est une stratégie étonnement efficace et plus les temps sont complexes et obscures, et plus la retraite est nécessaire. Elle est à la fois significative et immensément riche d’enseignement. L’acte contemplatif et méditatif est puissant. Se centrer attire une Force lumineuse et suscite des miracles inattendus. Le premier miracle est d’abord une incursion dans l’atemporel. Le temps n’existe plus. La prière est un corps entier de réceptivité. L’effet dépasse toutes les formes visibles, les unifie, les résorbe. Quand les temps sont troubles, il faut se retirer. 當混亂盛行時,耐心的智慧

Correspondances IV

Cher,

Le toucher de grâce est sensible tel le souffle dans un branchage. Vos pas étaient mesurés, tandis que je me tenais droite en cette expérience de vie qui m’avait donné, non pas à la méfiance frileuse, mais plutôt à la plénitude de l’être. Plus tard, c’est vous même qui me parlâtes de vigilance. Si une profonde sympathie est de suite notre ressenti, nous avons tous deux posé parcimonieusement les pierres de l’édifice de notre relation, nous les avons posées doucement, au fil des moments, moments qui du reste se décuplaient malgré nous en l’infini. Nous ne respirions que lentement. Vos mots me touchaient. Vos réponses courtoises et vos silences tempérés me mettaient en cette vibration que j’aime et que je sais reconnaître. Notre corps vibratoire ne ment jamais. D’ailleurs, il est sans doute ce qui nous échappe le plus, malgré nous. L’on peut être révérencieux, ou même frustre, cela ne change rien à notre nature intrinsèque. J’avais compris depuis quelques temps que notre nez possédait des facultés que l’on avait hélas réduites au simple odorat. Or, s’il est vrai que le nez est le révélateur sensible des odeurs distinctes, il existe certaines senteurs qui relèvent plus du cœur et c’est alors que notre nez devient le parfait instrument de mesure de la vibration des corps, de tous les corps, j’entends, sans distinction. Quand nous savons prendre le temps de respirer, et que nous nous y abandonnons, nous finissons par découvrir mille et une subtilités qui flottent en permanence comme autant de langage olfactif insoupçonné. Langage du corps dense et éthérique. C’est ainsi que le temps que l’on suspend, devient étrangement un espace. Cet espace lui-même devient le lieu de l’expérimentation multiple de toutes nos possibilités d’être-au-monde, car nous ne sommes plus dans les projections mentales. Nous arrivons vierges de toutes considérations et de toutes idéologies.

Bien à vous,

B.