Liang 亮

Elle écoutait attentivement la lecture assidue de Liang. Durant tout ce temps, ses mains tressaient une couronne de fleurs. Le printemps avait couru dans les prairies et les arbres semaient leur enchantement quand le soleil obliquait presque dangereusement sur les épaules de Liang. Elle se levait précipitamment alors et se mettait derrière lui pour faire de l’ombre. Dis-moi Liang, pourquoi les hommes sont-ils si hostiles, pourquoi sont-ils si suspicieux, si méchants ? Est-ce que c’est écrit dans ton livre ? Parle-t-on de ces choses-là ? Je me suis souvenue comment la voisine avait lancé du venin à Māmā, parce qu’elle l’avait vue entrer dans la maison du vieux Li Xiuying et lui offrir un repas. Est-ce que c’est mal Liang ? Est-ce que les hommes aiment faire le mal ?

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Liang 亮

Malgré son jeune âge, elle portait son petit frère sur le dos. Du champ, il lui fallait rapporter quelques racines, peut-être des navets, de quoi faire un bon bouillon avec du gras de poulet. Petit frère dormait bien au chaud tout contre elle, rassuré par le balancement régulier de son corps. Quand elle croisait Liang sur le chemin qui le menait, à l’inverse d’elle, vers l’école du village, tandis qu’il portait ses lourds livres, emmitouflé dans son manteau bleu, elle lui faisait un signe de la main. Un rire malicieux s’emparait d’elle, presque inévitablement. Hé Liang ! Rejoins-nous pour le déjeuner. J’aurai préparé du bouillon et des nouilles.

Liang 亮

Elle était de grâce, sans l’avoir cherchée, ses vêtements bien usés, de campagne que l’on avait courue sans se lasser. Les cheveux ruisselaient sauvages, au vent, emmêlés de poussière, de sable fin et des rosées de cascades, le visage de glaise séchée ; elle enfilait les ouvrages, brodait sur les coussins des paysages. Tu vois Liang, j’écris sur la soie, les heures de nos promenades.

Liang 亮

Quand Liang restait des heures durant, le nez dans ses livres, elle commençait par tourner tout autour de lui, d’abord en faisant de grands cercles silencieux, puis, face à son inertie, elle finissait par pousser de bruyants soupirs, des soupirs de plus en plus profonds et même orageux. Quand elle était d’humeur taquine, il lui venait l’idée de lui chatouiller les narines avec un brin d’herbe, mais, il faisait toujours un geste nonchalant comme pour chasser une mouche un peu trop audacieuse.

Liang 亮

prénom chinois de garçon - Liang

La femme accroupie, en gestes larges et généreux, pétrit la pâte et sourit longuement au rêve, alors que petite, elle courrait sur le chemin et rejoignait insouciante son ami. Lui a-t-il appris à écrire les mots que l’on trace sur les pages blanches ? A voir ses mains gantées de blancs, elle éclate de rire. Je n’ai jamais su tracer autre chose que de la poussière dans le vent. Ce n’est pas faute d’avoir essayé, mon pauvre Liang !