公案, gōng’àn

Absurdité

荒謬扼殺了一切的價值

Il n’est aucune absurdité. Mais l’absurde conquiert son propre espace. Ne cherche pas l’absurde ailleurs qu’en toi. L’absurdité est réverbératoire d’une phénoménale incohérence.

一隻鳥穿過你的雲

風攪動樹葉

Le rêve agite ses propres feuilles et nous interpelle.

Le vent avait soufflé très fort parce qu’il souhaitait provoquer l’immobilité de l’arbre ; il apprit beaucoup en remarquant son inflexibilité. Toute irréductibilité fait surgir l’impatience de celui qui la méconnaît. La sagesse est profuse, le verbe nous instruit, le livre tourne lentement ses pages. Le rêve devient réalité. Il est comme celui qui marche, attrape les nuages et les noie dans l’infinité.

Défi

La joie est le propre du défi,
Paroles du bien-aimé,
Ont ri de l’absurde,
Alors tout disparait,
Telle est la réponse définitive,
Et mille bruits ne sauraient nous nuire,
Et mille autres encore n’y pourraient suffire.
De tout l’amour que j’ai pour toi
Je n’enlèverai aucun point,
Ni même la moindre virgule,
Car si la joie conquiert,
Les montagnes se soulèvent.

Résistance

Sur les hauteurs, le ciel bleu, étonnement bleu, d’une profondeur vertigineuse, d’une clarté limpide et solaire, vaste champ imprenable, couleur dont l’unité nous laisse irrémédiablement perplexe, acuité qui nous inonde de lumière vive et mes yeux épousent ce bleu, aspergé d’océan, dilatés par les esprits turquins et enjoués des vagues infinies. Puis, vient le vent léger caresser, d’une onde princière, le chêne. Allongée dans l’herbe d’un pré sauvage, où serions-nous le mieux ? Quelques pensées médiévales qui dévalent des rondes montagnes et le temps bascule. Nous avons oublié l’absurde, l’infâme absurdité d’un monde qui choisit de croire à l’absurde et qui se laisse manger le visage par l’absurde. Serons-nous des résistants face à ces moitiés de visages ?