Paradis des Amants

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Dieu avait ouvert un Paradis aux Amants,
Avait déployé Ses paumes larges,
Le silence tremblant,
S’y posait transparent,
Cosmos de leur âme.
Dieu avait ouvert un espace,
Le cœur y flottait,
La vision d’une nuit étoilée,
Et le soleil arrêtait sa ronde,
Au-dessus de leur ombre.
Dieu avait ouvert une brèche,
Les Amants se consolaient,
Dans le vaste jardin des Cieux,
L’on voyait perler les branches d’un arbre,
L’ondée d’une pluie automnale,
Ils avaient étendu leurs mains,
Et chaque feuille avait bruissé,
Tandis que leur cœur palpitait.
Les Amants se connaissaient,
Dieu avait invité leur âme,
Le zéphyr les enveloppait,
Ils apprenaient la voix,
Ils entendaient le chant,
Submergés.
Dieu avait ouvert un monde,
Les Amants tournoyaient,
Le corps arrosé de rosées,
Et chaque suée devenait un jardin,
Les Amants élevaient leur regard,
Et la nuit leur parlait,
L’Eden, Terre lointaine,
Car des Amants, Dieu aima la douleur,
Le feu suave, l’écorchure de leur peine,
La Beauté de leur sincérité,
L’enlacement de leur cœur,
La poésie semée de mille fleurs,
Le miroir de leur brasier,
Il les tint dans le secret, à l’écart,
Baigna de douceur leur langueur,
Acheva d’élever leur âme,
Dans l’entremêlement de leur souffle,
Dieu réserva aux Amants l’effusion,
Le flottement d’un velours noir,
Les montagnes opales,
L’inspiré et l’expiré d’Amour.

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9 réflexions sur “Paradis des Amants

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