Sur les ailes blanches

Peinture de Frederic Leighton

Sur les ailes blanches de mon Aimé,
Le ciel s’est effacé,
Tout comme l’hirondelle,
Sur la pointe écumeuse d’un océan,
Vague suave d’un aimant,
Et au bruissement que fit une ombelle,
Je renouvelais mon serment ;
L’ombre s’éclaira au firmament,
Et le temps d’un souffle,
Je fus certes conquise,
Evanouie à chaque instant.
Vision féconde est exquise,
C’est ainsi que cognent, à la porte de l’inconnu,
Les élans d’un puissant rayonnement,
Les geste, Oh combien souples,
Mêlant vaillance au sein d’un tourbillon.
Lors que le jour devient un verbe éloquent,
Je bois sans fin au soleil d’une Vestale ;
C’est ainsi que resplendit la douce brise,
Dans les tréfonds des pulsions d’un cristal.
Comprenne qui pourra,
J’aime d’être partie sans revenir,
Et bien que je marche seule, étrange ?
Contemplant chaque interstice,
Si je reviens, c’est bien d’avoir suivi un ange.
L’infime côtoie le grand,
Et comment voir, Oh comment voir ?
Par le trouble d’un éloquent zénith,
Alors que trône irrévocable,
Le seul sacrifice.
Ne rien prendre de ce monde,
Goûter à peine à l’offrande,
Vivre, puis, ce pont franchir,
Pour que demeure le cœur en laitance,
Jaillissant, Ô Volans !
Tandis que de l’âme, un océan est à surgir.
C’est dans le regard franc d’une biche,
Que commence son périple,
Et du voyage, elle connut Atlantide ;
Depuis les yeux de Neptune et Jupiter,
Le ciel devenait une danse,
Quel est donc ce Mystère,
Une folle arche sertie de semences ?
Quand son âme éveillée les écoutes,
Elle tremble de quitter ces blancs chevaliers.
C’est ainsi qu’une main bienveillante,
La tient sans jamais défaillir :
Au loin, veille Pluton.
L’accueil, certes, d’une autre rive,
Voici que s’épanchent les constellations,
Et d’une oraison à l’autre,
Je vis la Dame s’élever puis revenir,
Pérégrination qui dura une seconde,
Alors qu’elle lui sembla éternelle,
C’est là que s’accomplit la merveille,
Entrebâillement d’un autre monde,
Dans les entrelacs d’un battant.

3 réflexions sur “Sur les ailes blanches

  1. J’aimerais être un oiseau, pour voler autour de toi
    Et que mes yeux  soient fixés sur toi
    Je ne laisserai personne d’autre s’approcher de toi
    J’aimerais que le monde soit notre maison, à nous seuls
    J’aimerais que mon cœur soit une fleur pour décorer ta poitrine
    J’aimerais être une écharpe qui t’enveloppe et écouter ton cœur qui bat
    Extrait d’une chanson de Farid Al Atrache que j’ai traduit approximativement

    Aimé par 1 personne

  2. Pingback: Sur les ailes blanches | Art et Semence – le blog de Daniel Milan

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