Déferlante, l’âme

Un jour survient l’étrange,
J’y ai baigné durant quelques années,
Lors que tu vins,
Le temps avait bâti sa Maison, déjà ;
Je n’en suis jamais sortie.
Depuis, Il est là où je suis.

Quand même, tu effacerais notre Présence,
Elle est l’éternité de la manifestation,
Lieu de gestation,
Du dialogue de la voix.

Tu es cette forme,
Tu es ce plissement léger sur un toit,
L’offrande au jour,
La vie d’un au-delà.

Je suis allée puiser l’eau,
Il vint en chemin,
Le calame suit sa course,
Et s’abreuve de Toi et moi…

Je saisis l’instant,
Il fut en ces quelques pas,
Les quatre saisons,
L’ivresse d’un hors-temps,
Lieu qui garde sa joie.

Tout ce qui se réduit,
Je l’ai attrapé,
Je l’ai en moi,
Ainsi chante le coq en levant le bec au ciel,
Sans voler, sa voix parcourt les Cieux.

Je bois en l’ombre qui me fit voir le soleil,
Baigné derrière les dunes de notre Amour,
Je devins l’amante.
Qui peut donc atteindre l’alcôve de mon âme ?
Je suis le calame,
Il me suggère un chant,
Il me trace la voie.

Le Vin

Tu es Celui que je vis,
Tu es Celui que je vois,
Je fis l’éloge d’un Vin,
Mais c’est lui qui me boit.

Scribe

J’étais au sourire
L’empreinte d’un scribe,
Il dessina des signes,
Je lui parlais sans fin.

Âme

Je marche sur un chemin,
Je n’ai aucun bagage,
Je marche au pas du Destin,
Que m’importe les troubles ! Quel beau Voyage !

Poésie

J’irai par les larmes,
Et j’irai par mes rires,
Jusqu’à l’épanchement final,
Jusqu’au seuil de ce qui ne finit pas.

La Poésie, les mots de mon extase,
Les mots qui tremblent face à Toi,
Exultant de notre cœur,
Creuse le sillon de nos pas.

L’Amour

L’Amour est un Jardin,
L’on m’y fit entrer,
Il m’occupe jour et nuit,
Tel est le secret de la montagne.

Cette coupe est un Vin,
Ivresse perpétuelle,
La citadelle de notre âme.

Peinture de Joaquín Sorolla

5 réflexions sur “Déferlante, l’âme

  1. Elle vint, mon âme,  vers toi  malgré l’adversité, mais elle vint.
    Demande à la nuit combien je pensais à elle !
    Son sourire était comme la pleine lune et me baignait de sa lumière.
    Dites à l’obscurité qu’elle a dispersé ses étoiles sur mes paupières et sur mon cœur .

    Aimé par 3 personnes

  2. Pingback: Déferlante, l’âme | Art et Semence – le blog de Daniel Milan

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