L’homme et le petit singe

L’ignorance a ses vertiges et le monde ses dérives. Quelles sont donc ces étiquettes que chacun déverse sur d’hypothétiques boîtes de conserves ? Plus que l’ignorance, la bêtise est l’éhontée méprise. Sommes-nous née dans un monde qui délimite la liberté, touchant du bout des doigts les plaies et les meurtrissures de nos âmes ? Les choix et les engagements sont monumental rapiéçage, l’inertie d’un puzzle poussiéreux. Alors, j’ai cherché ailleurs et ailleurs est devenu prodigiosité. Ailleurs a soulevé le monde qui s’est mis étonnement à tournoyer, libre comme une incroyable retrouvaille. La maturité est une connaissance savoureuse. Elle ne vient ni de l’insouciance ni de la négligence. Il n’y a pas de place pour cette sorte de vide. L’engagement est conscience. Mais le sage déserte la place publique et se retire loin, avec ses amis. Telle est la sagesse. Un homme tenait un petit singe dans ses bras comme l’on tient un précieux trésor. Une lumière vint à passer semblable à une féerie. L’homme l’appela aussitôt et lui tendit le petit singe, tout en demandant le secours. Mais la lumière attira l’homme et l’enveloppa comme il enveloppait son singe.

2 réflexions sur “L’homme et le petit singe

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