Embrasure

Les mots tissent des ramures,
Sur les lignes d’un temps inachevé,
Tandis que l’hiver s’effeuille savamment
D’argentés soupirs, de douceur mordorée.

Sur un sol qui s’oublie,
Se résorbe une mémoire,
Et je l’ai vue glisser,
Sans jamais se retourner,

Dans l’embrasure, fêlure
D’un cours d’eau serpenté,
Comme une plaintive césure,
Devenue, soudain, un vol écumé.

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2 réflexions sur “Embrasure

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