Pluie

Quoi qu’il se passe, quoi qu’il advienne, la chevelure rougeoyante de l’âme est une perpétuelle poésie et qu’il faille demeurer seul, ou bien longer les méandres de la nostalgie, nous nous reposons définitivement étranger, traversant le sillon d’une phrase, s’y glissant, imperturbable. Que certains y croient ou n’y croient pas, qu’importe, puisque l’eau est vive de fines gouttelettes qu’une voix enchante. As-tu vu tout ce monde réfugié au fond des cavernes d’insouciance, ou bien est-ce la pluie qui les tient au fond de leur hébété silence ? Silence torturé d’indifférence n’est plus que larme sèche et n’est-il pas une multitude d’oiseaux sous les branches qui te surprennent et ce roitelet d’effluves encensées clamer la beauté ? Combien de mains as-tu serrées que tu as longtemps rencontrées ? L’on meurt comme des milliers d’étrangers, mais l’on vit d’avoir vécu la vie qu’une seule mort emporte. Quelle joie alors !

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Une réflexion sur “Pluie

  1. Pingback: Taureau de pluie | Pays de poésie

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