Mouettes

L’usage de la dérobade,
Les clairsemés inévitables,
L’insouciance des fustigés,
Les serments de technocrates,
Les buveurs d’âpreté âpre,
Les considérations notables,
Des serveurs de la folie,
Quand le faux contient la lie.
Piètres attitudes irréversibles,
Quand à l’accueil du jour,
L’insoupçonnable défaite,
Des falaises en sucre insurmontable…
Nenni, que de fables et de mauvaise foi !
Bien sûr, il y a des coupables,
Mais qui est qui quand la lâcheté est de mise ?
Quand il n’a plus rien, l’homme s’invente des fables
Puis s’ensevelit de mots insoutenables
S’efforce de guérir sa blessure ineffable.
Quelle est donc la pluie
Qui efface ?
Sur la blanche coursive,
La mouette t’appelle,
Mais tu ne vois que tempête de sable,
Les vagues de tes vagues,
Homme indigne,
Déchu de tes nobles jours,
Aigri par tes lacunes !
Mouettes rieuses, venez !
Nos ailes infatigables
Nous n’avons avec le faux aucune excuse valable,
Vols émerveillés ont tranché dans le ciel affable
Et c’est ainsi que nous avons tout laissé.

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8 réflexions sur “Mouettes

  1. Pingback: Du Bellay voit une mouette | Pays de poésie

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