L’océan

Lors que l’insécurité devient elle-même le minimum extrême du confort, le soleil étreint avec force d’embrasement, l’éther d’une légèreté pluviale. Un jour, l’on me mit au défi, mais je regardai cela avec toute l’envergure de la lenteur, car je suis ainsi à longtemps voir, puis à longtemps écouter, et voir ainsi distinctement se bousculer l’écume sur un rivage. Chaque fois qu’elle atteint le sable fin, je vois l’expir de son voyage, beauté d’un témoignage, puis comme advient une autre vague, je dis que celle-là est encore la même et son écume est la perfection pure et indéfectible du renouveau. Il ne suffit pas de regarder et de voguer dans l’inépuisable. Quelque chose de l’océan qui parle. Quelque chose qui vient semblable à l’écume des ailes toucher notre âme. Ce défi consistait à tout quitter. C’est alors qu’advint l’incroyable : tout me quitta, sauf ce qui ne nous quitte jamais.

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Peinture de Frank Weston Benson

Une réflexion sur “L’océan

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