L’irréel

En ce hors-temps, l’irréel côtoie éperdu de joie une goutte suspendue dans le cœur juvénile qui tressaute avec, certes, emphase, exaltation, sans retenue, des mots qui s’en veulent libérer les effets de l’instant fugace et pourtant gravés dans l’insondable présent. Poète sans l’être, touché comme par la magie des lieux du temps et de l’espace, ces minuscules et attentifs regards de grâce, plongés dans les grains les plus enfouis de la terre, nous émancipent de tout et nous valsons sur les touches palpables d’un piano, notre incommensurable brisure comme étrangement inconnu, puis flottant dans la vastité de notre liesse évasée que conjuguent des moments, conquise par un ciel généreux. Gratuité de l’instant, indifférent à tout échange mercantile, libéré des conventions, des stratégies qui n’ont jamais éclot dans notre monde, aussi libre que la corolle au vent, ivre des épanchements, buvant les miroitements de l’eau au soleil des incandescences. Poésie éternelle, suave près des indistincts moments de la beauté du cœur et le poète semeur dans la vibrante éloge, puisque des mots, il s’enivre et verse des notes que le vent emporte dans sa course amoureuse. Lyre réelle.

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