Surprendre

Se surprendre au matin accueillant dans les bleus de lavande, sourire aux coquelicots, déposer le délicat velours au baiser d’une blanche rose, parler au merle, surprendre l’oiseau-mouche au cœur du pourpier rose dont le suc juteux en fait un plat d’abondance, puis entrer dans le rêve langoureux du silence des roses trémières. Le jardin s’éprend d’une brassée de bruyères et la coccinelle se balance dans l’onde d’un calendula. Les torrides rayons du soleil nous amène dans la pénombre de la maison. Chaque matin, son renouveau. Sa simplicité en offrande, les mains offertes au regard surpris par le merveilleux dans la translucidité, qui pose et repose inéluctablement sa lenteur.

Peinture de Robert Reid.

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