Grâce et souplesse

Quand donc sommes-nous responsables ?
Quand donc avons-nous fauté ?
Quand l’éternité a fui nos carnations,
Tout le monde s’est mis à éternuer.

Pour tout réintégrer, il faut certains labyrinthes.
Sommes-nous en prison pour l’éternité ?
Je préfère, quant à vivre toujours,
Choisir un nid nimbé d’amour.
Il y a bien longtemps, quelqu’un me confia ce secret.
Mais de quel amour parle-t-on ?
Celui qui dure un jour
Ou bien ou bien l’amour de toujours ?
S’il fallait butiner, j’irai ça et là
Et je ramènerais des légèretés.
Quant à mourir, mourons noblement.
Libre comme le vent et éternuons de nouveau :
Grâce et souplesse d’une question.

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Le soleil s’est allongé

Petite pluie fine en bulles insouciantes,
Le soleil t’a rattrapé et nous avons dansé,
Quand chaque fleur descendue du ciel,
Nous a inondé de simplicité ;
Que nous as-tu donc ramené ?
L’eau qui nous a émerveillé.
Pour chaque seconde délicate,
Pour chaque parole de sincérité,
Nous avons disparu, envolé !
Le tableau s’est effacé.
Et que reste-t-il de l’autre côté ?
– Des fruits mûrs, des baies sauvages,
Du jus à volonté, des grappes de joie,
Des moments rayonnant de légèreté.

Jusqu’où peut-on s’effacer ?
Mais quoi ? Faut-il, là, s’évanouir,
Quand tout a commencé ?
Je sais, le soleil s’est allongé.
As-tu vu la lune se lever ?