Doux présage

Est-on délivré d’amour,
Quand il est la seule réalité,
Quand il fait de vous sa vérité,
Puis qu’il efface toute trace,
Qu’il fait succomber l’infamie,
Et balaie de sa superbe
Tyrans et jougs innommables ?
Comment se défaire de son doux piège ?
Il est un lieu d’où l’on ne revient pas.
Il imbibe notre cœur et nous désarme,
Face à l’opulence de sa loi.
Il n’est que clapotis et sources vives.
Je n’en sors pas et vais flottante,
Égarée au milieu des épanchements,
De saveurs inéluctables.
Tel est le monde que je côtoie.
Sans doute, n’en est-il pas d’autre,
Et nous finissons comme nous sommes venus,
Déployés dans un cœur immense,
Tel le doux présage d’une ébauche inégalée.
Je remercie l’enfant de la pluie,
Des fraîches lueurs de notre Poète-Roi,
Je remercie la vie, le bruissement effusif,
Des beautés offertes dans l’intemporalité,
Semence du cœur étreint de complicité,
Vive, caracolant sur les brises.
Je ne partirai pas en vain,
Puisque l’enfant remercie de ses maigres pitances
La joie charnue des sentiers de la présence.
Je partirai avec l’amour.
C’est ainsi que je veux mourir,
Percluse d’amour pour toujours.

3 réflexions sur “Doux présage

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