Je souris

Durant le périple de la vie, la beauté époustouflante a effacé tout ce qui n’est pas elle et dans le creux des moments, je me suis arrêtée. Comment suis-je à vivre, alors que j’ai tout quitté ? Mon corps est ma demeure et je n’ai pas lutté pour posséder. L’acceptation est telle que la nuit couvre l’incertitude et que les étoiles font naître la sérénité. Mon lit est un cercueil et chaque nuit, j’y meurs. Quand le soleil ouvre mes paupières, j’arrive à peine à le croire. Je m’étonne de vivre sans rien avoir. Les oiseaux pépient et je souris. Le chemin est perpétuel. La certitude vient quand plus rien nous retient. Nous n’avons pas joué. Nous avons regardé la vie comme elle nous regarde. Les rayons du jour ne se plaignent pas. La nuit est tranquille. Je souris.

Une réflexion sur “Je souris

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