Pétale

Durablement éploré, léger, tel un velours consacré,
L’encre carmin des sous-bois, au pâturage sensible,
Assiégé des fragrances irisées et de toute beauté,
L’aile rubis d’un pétale ostensible,
Aux nervures d’un cycle que l’on a tant désiré,
Tel est le propos que soulève le vent incompressible,
Tout le long du jour, alors que le carmin enfiévré,
S’épanche de cambrure fragile et miscible,
Par les échancrures d’un voleté insaturé ;
Le poète erre sans feindre le mot submersible,
D’au loin, un coquelicot sur ma table, s’est posé.

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