Sans prévenir

Appelle-moi au petit jour et sans prévenir !
Garde-moi dans le creux de ton murmure,
Ne me préviens pas, non, verse donc ces épîtres,
Comme le suc savamment gorgé d’entretiens libres,
A l’ombre des palabres, sans aucune versatile mesure,
Puisque s’éteignent les feux de mercure,
L’incendie sans que ne brûle le désir.
Appelle-moi au lieu de tes convenances,
Puis respirons ces grands débats,
Sans que ne soient les théâtraux adieux,
Puisque dans ce silence sans émoi,
Le vin a fait son offrande à Dieu.
Des roses mûries à l’été qui s’annonce,
Je pars, sans attendre, sur un chemin,
Bordé de tes luxuriantes confidences.
Appelle-moi donc sans me saisir,
Puis des soubresauts, que l’on en finisse !
Les prairies ont le goût du délire,
Alors, je m’enivre des boutons de soie.
Le printemps ne meurt pas,
Et je gage que la vie soit plus forte.
Appelle-moi dans le creux de tes bras
Quelle est donc cette folie de l’au-delà ?
L’intense que voilà ne s’explique pas.

Une réflexion sur “Sans prévenir

  1. Pingback: Surprenant sage d’autrefois | Pays de poésie

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