Le siècle

Ce monde offre toutes les possibilités infinis du voyage ; rien ne nous empêche de le vivre pleinement, et après des années de balbutiement, comme immature du brouillon hoquetant, déversant sur les murs les couleurs de nos manteaux, nous voici délivrée de tous les événements. Est-ce inconséquence ? La beauté vient lentement, très lentement, comme le temps qui retient son souffle, qui nous donne à la seule nécessité de vivre libre. Il est libre ce souffle, libre de ne croire qu’en lui-même et de rire devant tous les conditionnements. Je crois que le siècle va nous libérer de la bêtise. Nous serons libres comme le matin, jouant à la page du soleil levant, dans le vide, exempts de toute prétention, libres, gratuitement libres de lire à la page de la vie, ourlets ricochant au vent, libres sans peur, sans chercher. Juste l’instant. Mais savons-nous ce qu’est l’instant ? Non, il ne s’agit pas de la bonne question. Je suis allée trop vite. C’est plutôt celle-ci qui m’interpelle : savons-nous ce qu’est la liberté ?

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