La muse

De ce vœu,
Jailli du fond d’un tiroir,
Quand même s’essouffle le soir,
Quand galope la nuit,
Sur des coursiers qui traversent,
Les derniers lambeaux ;
Du vœu
Assise, libre
Libre, te dis-je
Libérée
Des collectives pensées
Mémoires effacées
Libre des lourdeurs digestives ;
Du vœu,
Comme l’immensité d’un regard
Incisif et surpris
Du vœu,
Le matin quand tout dévoile,
Le poète boit à la cascade,
Ivre,
De douces heures,
De beauté éprise,
Gouttes suaves,
Au nectar d’or,
Le cœur juteux
Sans amertume
Aux commissures des lèvres,
Jusqu’à la fin,
Le cœur étreint,
Poète qui a vu la muse,
Ô bonheur !
Instant à jamais empreinte,
Quand la muse parle
La mort est saveur
Quand l’homme dort
Le poète pleure
Mais quand l’homme ouvre les yeux
L’encre du poète est une fine sueur.

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